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Récit de Jean LAURENT qui se souvient de son enfance à La Verrerie-de-Portieux Quelques noms des anciens de La Verrerie Jean LAURENT se souvient de la Verrerie de son enfance
Quelques noms des anciens de La Verrerie qui me reviennent à l’esprit et à qui nous pourrions peut-être redonner vie en évoquant leurs vies d’autrefois En entrant par la porte Ouest de La Verrerie qui risquions-nous de rencontrer ? Le Père LAMY (ex-Capitaine des Pompiers) années 30 et +++ Le Victor Mermanz que je voyais un peu comme un garde frontières à l’entrée (c’était un commis) Le Père HOUEL détenteur du « grand-livre » (c’était le grand argentier) Légende de la photo : Le premier à droite penché sur le bureau est M. Arsène Renard, comptable exercant dans le bureau de la paie à la verrerie (au grand bureau). M. Houël le payeur est assis à gauche, puis, debout, M. Lacombe le chef de service Collection privée / Vendredi 23 août 1936
![]() La maman de Jeannot Fève, qui, je crois, se prénommait Olga (sauf erreur ou défaillance de ma mémoire) fonction : "Secrétaire de Direction", comme l’on dit maintenant. À la "moulerie" (ainsi était appelé l'atelier de maintenance de la verrerie) je me rappelle du : Père Parmentier, lequel était le contremaître de l'atelier. Son fils, Pierre Parmentier, travaillait de même à la "moulerie", sous les ordres du père protecteur. Un des plus anciens dans cet atelier technique était "le Père FLAMBEAU", le nom m'échappe. Il venait chaque matin de Moriville, et ce, en bécane. Mais dans cet atelier travaillaient également les 2 fils du "père FLAMBEAU", dont l’un sera, par la suite, chef des Services techniques à EDF VINCEY. Un peu en contrebas je rencontrais souvent : Le gentil petit père BRICE, qui était le petit Monsieur responsable de la bonne marche du Gazomètre qui alimentait certains ateliers, le rebrûlage par exemple, et qui me disait gentiment : « Bonjour petit commis tu vas faire tes devoirs au bureau avec ton papa ? Ce à quoi je lui répondais avec un brin de tristesse « oui... et c’est jeudi pourtant ! (à cette époque le jeudi était le jour de congé des enfants des écoles)» J’ai toujours été polarisé par le cœur de l’usine où je voyais œuvrer ces artistes inconnus qui réalisaient de véritables prodiges « le seigneur du lieu (la place) et ses chevaliers cueilleurs - souffleurs- poseurs de jambes - poseurs de pieds - sans oublier le petit "bizut" qui "tendait le moule" ou "portait à l'arche". J’étais transi de peur lorsque je voyais les porteurs et porteuses à l’arche faire du slalom au milieu de ces boules de feu qui, dans une danse diabolique et munis de fourches menaçantes, partaient enfourner carafes, verres, et autres réalisations artistiques dans l’arche, lieu de transit encore brûlant tel un purgatoire. Ce n’est qu’une minime résurrection de souvenirs que votre beau livre m’a permis de revivre. Je pense également au père REY qui pilotait le corbillard et qui, par respect du cérémonial, n’oubliait jamais de cirer les sabots du cheval, qu’il surnommait "Marquis", surnom également donné au verrier-coiffeur Léopold TRIBOULOT. Loin de notre pays d’origine je me souviens : Du Georges Collot que j’avais croisé en voiture sur les routes d’Espagne et qui, tout comme moi, rejoignait le Maroc. Arrivé à Tanger, c’est-là que d’autres collègues m’ont appris l’accident qui lui a coûté la vie. Il s'est tué dans son petit bolide décapotable de couleur rouge. Je me souviens également du Maillard (je m’excuse d’avoir oublié son prénom), c’était à Fès, au Maroc, qu’en 1943 nous avions partagé de bons souvenirs du Pays. J’ai appris plus tard qu’il avait épousé la fille du Pierre Kribs, et ce sont des connaissances de La Verrerie qui m’ont appris son décès. Combien il m’arrive parfois de penser à nos enseignants qui nous ont tant apporté : De mon plus jeune âge je pense à Mademoiselle Régina qui nous aidait à remettre nos bretelles de culottes lorsque nous revenions du petit coin. C’est Madame Antoine qui m’apprit à compter à partir d’un nombre de bûchettes de saule mises en paquet de dix. Combien tout cela est touchant aujourd'hui. Et Sœur Esther qui nous accompagnait à la baignade "au Grand Zoneuil", et qui était bouleversée lorsque nous avions oublié de mettre un caleçon pour plonger dans le "Mori", notre bassin de Neptune. Et que dire lorsque ces p’tits coquins de houhou piquaient les "fringues" des nymphes qui, par pudeur (dèjà), n’osaient plus sortir de l’onde. Pauvre Sœur Esther, auprès de tels diablotins elle n’avait qu’un remède pour nous purifier : réciter un pater et dix Ave ! pendant que nous jubilions de son désarroi. Je vais m’arrêter-là. J’ai pris mon pied dans ce come-back. J’ai hypothéqué votre temps, mais si le je reporte sur l’axe des X vous avez encore un long parcours à effectuer pour nous rejoindre (ceux dont j’ai fait partie de la "meute" et que je retrouverai lorsque je serai satellisé -disparu-) Bye Bye Gérard Jean LAURENT |
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