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Précision de l'auteur du CD-ROM sur l'orthographe du nom de famille du Bienheureux
Au fil de mes lectures j'ai trouvé indifféremment :
Moye, Moÿe, Moyë, Moyé

Mais encore : d'après le livre de Raoul Plus S.J. 1947 :
« J. M. Moyë des Missions Etrangères
Fondateur des sœurs de la Providence »

Moye : Prononcez Moiie
Le tréma est quelquefois placé sur l’e final. Dans sa jeunesse M. Moye plaçait le tréma sur l’y.
Dans les dernières années de sa vie, sur l’e. Pour quelles raisons, cela demeure un mystère .

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Prenons connaissance de l'œuvre de Jean-Martin Moÿe

Une congrégation unique

Les Chères-Sœurs en cornettes

       Sœur Marie-Claire en juin 1947
Soeur Marie-Claire de la Providence Juin 1947

Cliquez pour prendre connaissance des implantations de la Providence dans le monde

            Sœur Philomène
Soeur Philomène

Visionnez la couverture du livre 
Les Soeurs de la Providence en Mandchourie
La Providence, c'est d'abord le nom d'une communauté religieuse fondée par Jean-Martin Moyë, un prêtre messin qui en 1762 crée la Congrégation des sœurs de la Providence.

Son objectif est d'envoyer dans les campagnes et dans les colonies des jeunes filles de bonne éducation qui seront chargées d'instruire les plus pauvres qui n'ont pas accès à l'éducation.

La communauté se développe un peu partout en France, jusqu'à la Révolution qui les pousse à se rassembler. C'est à Portieux (dont le patron -Patronus Loci- est Saint Spinule), en 1803, que les sœurs de la Providence établissent un noviciat qui deviendra la Maison-mère.

Extrait de "Clartés" le fascicule de l'abbé bernard Tschaen

Au Couvent de la Providence de Portieux

La Mère Supérieure a fêté ses Noces d'Or

Le samedi 27 février 1954, une cérémonie allait se dérouler au Couvent de la Providence de Portieux. Dès le matin, la petite cloche de la chapelle tinte à grande volée, pour annoncer l'heureux événement à tous les environs. La chapelle ornée d'oriflammes, se remplit de religieuses et de nombreux prêtres. Mgr Brault, évêque de St-Dié, préside la cérémonie. La messe commence, de magnifiques chœurs s'élèvent, c'est un triomphe pour la Révérende-Mère Honorine Lullier, entrée dans les ordres en 1904, qui passa en Belgique, en Angleterre, toujours faisant le bien fut nommée supérieure de la Maison des Sœurs de la Providence à Rome, où elle resta 23 ans. C'est dans cette maison qu'un petit garçon de Rome apprit à lire vers l'année 1880, sous la direction de Religieuses Françaises de la Providence : ce petit garçon devait devenir en 1939, le pape Pie XII. En 1948, lors de l'élection de la Révérende-Mère à Portieux, elle fut l'heureuse élue.

Cinquante années de vie religieuse, un demi-siécle au service de l'Eglise ! La messe terminée, la Révérende-Mère reçut maintes et maintes félicitations. Tandis que Mgr Brault quittait à regret cette belle cérémonie, toute l'assistance se rassemblait dans une salle décorée, pour assister à un spectacle « L'Appel du Seigneur », spectacle de reconnaissance et d'honneur à la Révérende-Mère Honorine.

Clartés a est heureux de présenter à la jubilaire, l'hommage de ses plus respectueuses félicitations



Les sœurs de toutes les communautés s'y retrouvent souvent, notamment les sœurs venues des pays asiatiques, Chine et Taiwan, avec qui la congrégation de la Providence a de nombreux liens.

La congrégation a pour principe une ouverture sur le monde. Certes Portieux est bien un couvent, mais il est tourné vers l'extérieur. Nombreux sont aujourd'hui les groupes de catéchèse qui s'y retrouvent.

La Communauté est dynamique même si aujourd'hui les sœurs, une trentaine, sont âgées. Elles ont souvent accompli dans leur vie d'autres missions : infirmières, enseignantes et elles restent au service de la maison.

Au sein du couvent, il y a aussi l'école de la Providence. Si autrefois les sœurs y enseignaient, aujourd'hui l'éducation est assurée par des "laïcs" ; toutefois, 3 sœurs de la communauté Sainte-Marie, restent proche des enfants et des sœurs Missionnaires.

Un troisième bâtiment apparaît dans le fond de l'enceinte de la Providence ; c'est la maison St Jean. Créée en 1868, la maison accueille les sœurs malades ou âgées. En 1993, le bâtiment a été agrandi.

Les soins et l'entretien (Copie de la délibération du conseil d'administration du couvent de Portieux où il est question du projet d'une salle d'asile, en 1863) sous le mandat du maire Charles Napoléon Le Barbey de Beaumont - La tombe de M. de Beaumont) sont assurés par une équipe de laïques et quelques religieuses, toujours très proches des pensionnaires.

Mais la retraite ne signifie pas pour ces sœurs un arrêt total, une coupure d'avec le monde. Elles ont toujours le souci de rendre service dans la mesure de leurs moyens. Elles fabriquent des couvertures, de la layette... pour les missions. Ainsi depuis 200 ans donc, elle peuvent dire que la charte de la Providence est respectée : instruire et s'ouvrir sur le monde. Pourtant, les 27 et 28 mai de l'an 2000 elles se séparent d'une partie de leur "trésor".


L'église de Cutting et le couvent de PORTIEUX

ARRONDISSEMENT DE MIRECOURT

Une carte postale de Jean-Martin MOYË
   

 
Le village de Portieux est assis dans une vallée qui longe la rive droite de la Moselle : ses maisons aux toits rouges sont dominées par son église et son couvent. Portieux s'est formé autour de l'ancien prieuré de Belval, qu'un prince lorrain avait fondé : le prieuré a disparu depuis longtemps, ainsi que son église, qui avait été bâtie en 1134 et reconstruite en 1600, et à la place de ce dernier édifice s'est élevée, en 1838, l'église actuelle dont le plan a été dressé par l'architecte du département, M. Grillot, et que l'on cite comme une des plus belles de la contrée.

Cette église se partage en trois nefs ; deux rangs de colonnes élégantes et surmontées d'arcades, qui s'élancent avec grâce , les séparent. Le plafond est parsemé de rosaces dorées, qui se dessinent admirablement dans la blancheur de la voûte.

Le choeur est éclairé par deux fenêtres , dont les vitraux coloriés lui donnent une teinte grave et solennelle, que rehaussent encore et la riche boiserie qui cache ses murs et la demi-coupole, ornée de moulures, qui le couronne. La nouvelle église de Portieux a hérité des tableaux que possédait son aînée, et parmi lesquels on remarque un saint Jérôme, une Descente et une Invention de la croix. On voit aux fonts baptismaux un bassin de pierre qui imite le marbre blanc.


Sa ciselure représente des génies en relief, supportant des écussons , dont l'un montre la date de 1557 ; mais ce qui distingue surtout l'église de Portieux des églises des villages environnants, c'est son orgue dont les sons majestueux relèvent si bien les chants pieux qui s'y font entendre.

Non loin de l'église se trouve le couvent des Sœurs de la Providence. Celles-ci veillent jalousement sur les affaires personnelles de Jean-Martin Moyë

L'ordre religieux est créé en 1762 par le vénérable pasteur du diocèse de Metz qu'est le jeune prêtre Jean-Martin MOYÉ ( Né à Cutting, en Moselle, le 27 janvier 1730 ) Celui-ci, frappé par la misère des campagnes et l'ignorance des fillettes dans les hameaux lorrains en 1762, propose à une jeune ouvrière de Metz de quitter son atelier de tissage pour enseigner les enfants de Vigy, près de Dieuze.

Marguerite LECOMTE, c'est son nom, se compare alors à un grain de sénevé, faible et fragile, semé dans la campagne lorraine (sa chambre à Portieux). Bientôt, d'autres jeunes filles suivent les traces de la première Sœur de la Providence : la Congrégation est née.

Mais Jean-Martin MOYÉ quittera bientôt sa terre natale pour la Chine. Missionnaire infatigable, il poursuivra là-bas sa lutte contre la misère et spécialement l'illettrisme.

Revenu en France après 10 ans de missions, il parcourt à nouveau les campagnes, confortant les Sœurs dans leur idéal de simplicité, pauvreté, charité, abandon à la Providence, jusqu'à ce que les événements le conduisent à Trèves où il meurt en soignant les soldats atteints du typhus, le 4 mai 1793.

Sa mission était de répandre les bienfaits de l'instruction dans les familles pauvres. Dès les premiers temps de sa formation, des obstacles surgirent, qui semblèrent devoir en arrêter le développement. Il était en effet difficile de décider à entrer dans une congrégation vouée à la profession obscure et pénible d'institutrice de campagne, des jeunes filles naturellement portées à de plus douces occupations et à une vie moins fatiguée. Le zélé fondateur lutta avec énergie contre ces obstacles et les surmonta. Les progrès de l'association furent lents, à la vérité, mais elle finit par réunir dans son sein un grand nombre de Sœurs ; et déjà elle rendait d'importants services, lorsque la révolution française vint la détruire, comme toutes les corporations qui appartenaient à l'Église.

Les Sœurs de la Providence rentrèrent dans leurs familles; quelques-unes, changeant d'habits et non de principes , se livrèrent encore à l'enseignement ; les autres , redoutant d'ignobles vexations , renoncèrent à leur état. Le calme rendu à la France , les autels se relevèrent, et avec eux les anciennes institutions religieuses. Un autre pasteur, M. Feys, curé de Portieux, (les curés de Portieux) à qui le dernier supérieur de la Congrégation enseignante de la Providence en avait légué la direction, entreprit de la rétablir ; et, comme le premier fondateur, il eut à aplanir d'immenses difficultés. Il ne restait plus que quelques Sœurs, parvenues à un âge avancé, accablées d'infirmités et incapables d'enseigner, et les ressources dont il pouvait disposer pour ériger une nouvelle maison se bornaient à la somme infime de deux cent quarante francs.

M. Feys (Vie de M. Feÿs) ne se décourageat point : dépositaire d'un mandat auquel il attachait beaucoup de prix, il voulut le remplir en entier. Ses efforts ne furent point stériles. Il réclama l'appui du gouvernement. et il l'obtint; il s'adressa aux personnes charitables, et il en reçut d'abondantes aumônes; il intéressa à son oeuvre tous les gens de bien, et leur concours ne lui manqua point. Dans peu d'années, il se créa les moyens de préparer à Portieux, pour la Congrégation de la Providence , le couvent que l'on voit aujourd'hui, humble asile où se réfugient les institutrices que l'âge condamne au repos, et où les jeunes institutrices recueillent l'instruction qu'elles vont transporter au loin. En 1816, la communauté reçut une existence légale. Depuis lors, le nombre des Sœurs n'a fait qu'augmenter sous la direction sage et paternelle de M. le curé Feys - aujourd'hui on en compte Plus de douze cents, qui sont disséminées non-seulement en France, mais encore en Suisse, en Belgique et en Italie, où elles multiplient les écoles de filles et où elles se font remarquer autant par leur capacité que par leur modestie.

Aujourd'hui :

Le grain de sénevé est devenu un arbre aux multiples branches. PORTIEUX est le berceau depuis 1806, date à laquelle le curé de l'époque a fait appel aux Sœurs de la Providence.

Six congrégations sont nées du projet de Jean-Martin MOYÉ : la Providence de PORTIEUX, la Divine Providence de Saint-Jean de BASSEL en Moselle, et celle de GAP ; la Providence de CHAMPIOM en Belgique ; la Providence du TEXA5 et les Missionnaires de SAN ANTONIO, en Amérique.

Les Sœurs de la Providence travaillent ainsi dans 29 pays différents et sur 4 continents. (un petit rajout : en janvier de l'an 2 000 elles sont environ 4500 religieuses dans les 4 continents suivants : Asie, Afrique, Amérique, Europe).


Le Centre de Soins

La Visitation