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Jean Jacquet nouveau patron de Portieux

 
Jeudi 16 mai 1996

Le président de l'Usine d'électricité et des transports en commun de Metz se lance dans le verre, la cristallerie et la faïence.

Simone et Marie-Pierre Stéphant de la cristallerie de Portieux. Marie-Pierre à gauche est la vendeuse du magasin, Simone la secretaire du patron. C'est elle (fidèle entre les fidèles à la cristallerie) également qui a assuré l'intérim lorsque le directeur Claude Didon est parti en retraite.

Photographie © Gérard Triboulot 10 avril 2003
Marie-Pierre Stephant Simone Stephant

Comme il fallait s'y attendre, la Chambre commerciale du tribunal de Metz a décidé, hier (15 mai 1996 )en fin d'après-midi, de céder au franc symbolique, les Faïenceries de Niderviller et la Cristallerie de Vallérysthal (elle-même propriétaire de la Verrerie de Portieux) à Jean Jacquet, un industriel de 63 ans et à son fils Marc, 28 ans, directeur commercial d'une société parisienne.

Cette solution convient aux 122 salariés des trois sites, représentés hier à l'audience de la chambre commerciale, même si le repreneur dit ne pas pouvoir éviter une petite compression du personnel » puisque les effectifs globaux seront ramenés à 82 personnes.

Le rachat des deux sociétés au franc symbolique signifie que le passif, estimé à 9 MF (de source syndicale) n'est pas repris. Autrement dit, la décision du tribunal aura des conséquences fâcheuses pour les fournisseurs traditionnels de Niderviller, Vallérysthal et Portieux qui ne seront pas payés. Et qui, du coup, pourraient avoir des difficultés de trésorerie.

Reste que le repreneur s'est engagé à injecter immédiatement 3 MF en capital et 12 MF en investissement sur cinq ans pour engager les entreprises sur la voie de la réussite.