Concernant l'échec des négociations sous l’égide du CIASI les représentants syndicaux sont très sceptiques sur la version de la direction générale. Celle-ci laisse entendre, selon eux, que les crédits sollicités n avaient pas été acceptés. Les syndicalistes considèrent pour le moins qu'il y a eu précipitation, comme si le dépôt de bilan et la mise en règlement judiciaire avaient été des objectifs souhaités. Dès la semaine prochaine, des réunions importantes auront certainement lieu, et probablement à Paris. Etant donné l'évolution de La situation, il est possible que Portieux reprenne ces activités le 4 janvier, comme ce sera le cas à Vannes-le-Châtel et à Bayel, le 2. Un délégué CFDT résumant la situation hier soir, disait : « Le sauvetage de Portieux est notre premier objectif, mais il convient aussi d’éviter d’affaiblir le potentiel humain et technologique de l’entreprise. Les mises en préretraites par exemple : c'est une solution qui peut aboutir à des non sens, car elles touchent souvent une personne hautement qualifiée et son départ entraîne une véritable hémorragie des forces vives de l'entreprise. On ne reforme pas du personnel d'un si haut niveau en quelques mois».
Gérard Wirtz attacheur
Photo © Gérard Triboulot 1993

Les comités d'établissement de Portieux et Vannes-le-Châtel prévus dans l'après-midi d’hier n’ont pas eu lieu puisqu'ils n’avaient plus de raison d'être. Seul celui de Bayel dont tous les délégués n'avaient pas assisté au comité central d'entreprise de la matinée, s'est tenu à 15 h 30, au titre d'une simple réunion d'information. Du côté de la direction générale on observe un mutisme total.
Assemblée générale du personnel ce matin
A l'assemblée générale du personnel du matin, le mot d’ordre CGT est : « La lutte doit se poursuivre Jusqu'à l'abandon total dés mesures envisagées. »
De plus la CGT toujours elle, déclare que :
« Le coup de force tenté par la direction générale de la CFC a fait long feu. La mobilisation efficace, déterminée des travailleurs avec leur syndicat C.G.T. aidée par les pouvoirs publics l'ayant contrait à manoeuvrer en recul. »
Il est bon de remarquer ici, l’absence totale d'allusion à la C.G.C. Oubli, ou volonté délibéré de ne pas associer celle-ci au succès final ? La question est posée.
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Toujours selon la C.G.T. « Le comité central d’entreprise n’a pas abordé au fond les questions relatives aux licenciements et à la fermeture de Portieux. Ses travaux ayant été suspendus à la suite des propositions défendues par les élus du personnel. Ces propositions visent à réduire de façon importante la durée hebdomadaire du travail et les pouvoirs publics ont été sollicités pour apporter une aide concrète dans la mesure ou le plan de élus au C.C.E. obtiendrait leur aval. »
Pour l’U.D.C.G.T., « Le recul imposé doit être mesuré à sa juste valeur. Rien n’est définitivement réglé, mais il est possible de faire échec totalement aux projets de la direction générale. Pour cela la lutte doit se poursuivre jusqu’à l’abandon absolu des mesures envisagées. »
Ce jour la vente sauvage est suspendue pour cause d’assemblée générale du personnel à 10 heures.