Le syndic, pour eux c'était la « bête noire »
Ils changent d'opinion à son sujet, lorsque celui-ci, à plusieurs reprises, intervient auprès de P.D.G. M. Marquot : afin qu'il veuille bien laisser les délégués s'exprimer.
Yvette Grandmaire au polissage et dans les ateliers
Photo © Gérard Triboulot
M. Pernod a d’autre part été tout à fait d'accord pour que le fuel nécessaire soit livré à Portieux.
L'arrêt des fours serait une catastrophe. Et sans fuel pas de four
1981 à la mairie annexe
Collection Jean Marchal Passez le curseur sur les têtes
Aucun des délégués n'est réellement optimiste IL faut savoir que : « La bataille sera très dure, d'une part la direction de la, C.F.C. n'a certainement pas renoncé à faire aboutir ses projets de fermeture ou de licenciements. D'un autre côté, nous ne sommes pas les seuls, le gouvernement doit faire face à de nombreux dossiers très brûlants. »
La lecture du communiqué bref et très sec diffusé par la direction générale, a laissé les délégués très perplexes et, sur deux points, ils contestent la position patronale :«On nous dit quand France le cristal se vend de plus en plus mal, qu'il s'agit d'un produit périmé. Or la baisse des ventes entre 1980 et 81 n'a pas dépassé 10%. Il serait donc désastreux de ne pas continuer à prospecter le marché national.»
La concurrence des pays de l'Est
Collection Jean Marchal
Voici le communiqué bref et très sec diffusé par la direction générale.
« La Compagnie Française du Cristal, malgré un fort développement à l'exportation, n’est pas arrivée à compenser la chute des ventes sur le marché national. Elle a été confrontée à un problème de surproduction depuis quelques années. Celle-ci a été aggravée, pour l'usine de Portieux, par la concurrence des importations des pays de l'est et des productions mécaniques européennes, les négociations menées avec les banques sous l'égide du CIASI , non pas abouti.
« De ce fait la Compagnie Française du Cristal a été contrainte à demander le règlement judiciaire.
«L'exploitation continue et l'entreprise espère augmenter en 1982 ses exportations, notamment vers les U.S.A, le Moyen-Orient et l'Extrême-Orient. »