Cristallerie de portieux portes ouvertes
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Portes ouvertes aux Cristalleries de Portieux

 
Le magasin d'usine en l'an 2001 à la verrerie de Portieux
 L'autre partie du magasin d'usine des verriers de Portieux
Décembre 1999

Marc Jacquet directeur général le 9 avril 2003
   
Pour Marc Jacquet, directeur général, l'avenir passe par une monté en gamme et la valorisation du savoir-faire du métier de verrier. Et devenir ainsi une cristallerie d'exception.

Il y aura la foule des grands jours les 11 et 12 décembre, à la cristallerie de Portieux. Comme d'habitude, les portes ouvertes attireront une fréquentaion exceptionnelle. Tête à tête avec Marc Jacquet, directeur de la cristallerie créée en 1705.

- Quel est l'enjeu de cette opération pour votre entreprise ?

- "Considérable ! Il s'agit de montrer à un nombreux public que l'entreprise existe toujours, que les produits changent. Nous faisons un chiffre d'affaires important."

- Quels produits nouveaux proposez-vous ?

- "On s'axe beaucoup plus sur la montée en gamme, les produits d'exception. Notre vif souhait est de faire valoir le savoir-faire du verrier à chaud, a travers des collections non reproductibles de façon mécanique, dont la qualité nous différencie radicalement, disons-le, des verriers d'Europe de l'Est."

- Quels sont vos articles vedettes ?

- "Les verres techniques : l'Alsace d'Émile Jung, l'œnologique de Chambertin. Une nouveauté plaît : la collection Palmyre hors norme à cote vénitienne. Une niche. Nous cherchons à exploiter le filon."

Où en êtes vous dans votre effectif ?

- "A Portieux, nous avons 25 salariés. Nous avons exécuté un programme de formation de main d'oeuvre, et on arrive à un stade où l'on recherche des apprentis. Mais le métier, vous le savez, est très dur."

- Comment votre groupe est-il composé à présent ?

- "Il y a 97 salariés à Niderviller, où l'on fabrique des faïences de façon mécanique. Quatre personnes travaillent à la fabrication de petits objets en cristal à Vallerysthal, et on vient d'ouvrir une unité de production de faïence en grande série à Longwy, avec un magasin d'usine où les produits de Portieux sont mis en avant. On y a fait un saut technologique, on mécanise la fabrication, afin de faire de gros volumes pour répondre à la demande de la grande distribution et de l'exportation notamment en Allemagne et en Italie."

- Quelle est l'image de marque de Portieux au sein de votre groupe ?

- "Nous voulons que cette unité devienne une cristallerie d'exception (elle l'était voici bien longtemps), qui sait valoriser le savoir-faire à chaud, sans taille ni fioritures. Vous connaissez la place à chaud, où l'on fabrique les articles, par opposition à la place à froid, ou l'on découpe et décore. Nous voulons cultiver notre différence, mettre en valeur notre flexibilité et développer le côté artistique, par opposition à la fabrication mécanique réservée aux grandes séries."


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