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Retour en haut La Verrerie de Magnienville dite de Portieux au 18 prairial an IV (5 juin 1796)

Traduction des quatre feuillets

Collection Gérard TRIBOULOT

 
Retour en haut Fermiers de la Verrerie, les citoyens Bour et Lamy désirent l'acquérir, ils en sont soumissionnaires. Nommé par eux le citoyens Borin, architecte à Épinal en fera l'expertise et il nous la décrit ainsi :

Située entre les forêts de Ternes et de Fresse (Fraize) à deux lieux de Charmes, bâtie sur deux rangs de bâtiments (entre coupés de petits jardins potagers) séparée par un chemin de vingt à vingt quatre pieds de largeur aboutissant sur la route de Rambervillers à Charmes, lequel en est distant d'un quart d'heure.

Le premier rang de bâtiments exposé au midi est composé de vingt corps de bâtiments, savoir :

Le premier servant de magasin assez vaste avec grenier au dessus éclairé sur les deux faces par quatre croisées, d'un hallier adossé contre le dernier bâtiment servant à l'emballage.

Le deuxième servant de corps de logis à un rez de chaussée et distribué en une cuisine et au-dessus desquels corps de logis sont de très petits faux greniers ; à la suite desquels bâtiments se trouve un mauvais hallier servant d'écurie.

Le troisième comprenant ne chambre, une boutique de maréchal et deux cariaises (? -carcaisses-) servant à sécher du bois.

Le quatrième comprend une halle bâtie en bois et remplissage en maçonnerie de moellon et dans laquelle est un four à fabriquer du verre, il est à observer qui par sa position est sujette quant à sa couverture à être souvent emportée, les fermiers actuels depuis longtemps en avaient demandé sa suppression.

Le cinquième comprenant une salinerie et trois chambres pour la construction des fours et pots.

Le deuxième rang de bâtiments exposé au nord est composé de six corps de bâtiments.

Savoir :

1) Le premier qui est un corps de logis à un rez de chaussée est distribué en dix chambres dans le nombre desqu'elles (desquelles) ils s'en trouvent quatre à feu et de deux écuries, le tout couvert de faux greniers.

Le deuxième qui est aussi un corps de logis à un rez de chaussée est composé de six chambres dont deux à feu et sous l'une desquelles il y a une petite cave et une écurie, dans les greniers au-dessus de ces appartements sont comprises deux petites chambres.

Le troisième contigu au précédent à un rez de chaussée avec un étage et composé d'une cuisine et d'un poële avec même répétition au-dessus et faux-greniers.

Le quatrième qui est attenant au dernier est composé à son rez de chaussée de seize chambres dont onze à feu, une cour, assez vaste, avec n colombier, l'étage du dessus est distribué en treize chambres dans lesquelles il y en a hui à feu, et au-dessus de ce corps de logis il y a cinq petites caves ; tant en outre au dernier bâtiment le corps des engrangements qui est composé d'une grange et de trois écuries.

Le cinquième est une halle dans laquelle est un four où l'on fabrique du verre à côté duquel est une chambre où l'on dépose du verre avec une chambre de décomposition à la suite desquelles se trouve une chambre à four propre à dessécher les sables.

Le sixième enfin comprend un Engar (Hangar) dans lequel est construit quatre cariaisses (?) servant à sécher le bois tout (?) lesquels bâtiments servant à sécher le bois. Sous lesquels bâtiments servent au logement des ouvriers ; mais dans le quatrième de la rangée au nord est compris le logement de maître composé de quatre pièces au rez de chaussée et les dits bâtiments eu égard aux mauvaises matières de leur construction qui les composent qui ne sont qu'en maçonnerie de moëlons (moellon) avec mortier de terre glaise et recouverts seulement d'un crépi de chaux et sable valait en 1790, un revenu annuel de la somme de deux mille sept cent vingt livres. Lequel revenu multiplié par dix huit fois d'après la loi donne en capital la somme de 48. 600 livres.

2) Vingt cinq petits jardins potagers et contenant ensemble six jours (1) neuf omées (2). Dix huit vergers valant en 1790 en revenu annuel la somme de cent vingt six livres.

3) Trente trois fauchées, deux omées, quatre verges de prés en quatre parties : la première entre la forêt de Fresse (3) au midi, le prey de Moriville au Levant, La Verrerie au couchant et le ruisseau de Moriville au nord ; la deuxième située derrière le jardins de La Verrerie, les derniers jardins au nord, le chemin au couchant, les paquis de La Verrerie au midi et les jardins au Levant ; la troisième dit l'Etang entre les jardins de La Verrerie au Levant et au couchant.
L'Etang des citoyens Lamy et Bourg au nord et les paquis au midi.

La quatrième enfin située au couchant de La Verrerie entre les mêmes jardins au Levant, La chènevière des citoyens Lamy et Bourg au couchant, le chemin au midi et le ruisseau de Moriville au nord valait en 1790 en revenu annuel la somme de trois cent quatre vingt seize livres.

4) Cinquante deux jours huit omées vingt trois verges de terres environnant La Verrerie entre les forêt de Fraize au midi et au levant et les prés de Belval au couchant eu égard aussi à la mauvaise qualité des terres dont la plus grande partie ne sert qu'à des pâturages et le surplus en culture de gros grains comme seigle avoine et pommes de terre, valait en 1790 en revenu annuel la somme de deux cent huit livres.

Total : 700 livres

Lesquels revenus multipliés vingt deux fois d'après la loi, donnent en capital la somme de seize mille soixante livres (16 060)

Total en revenu : 3 400
Et en capital : 64 460

Et de tout ce que dessus nous avons fait et rédigé le présent procès-verbal que nous affirmons sincère et véritable en notre âme et conscience et à la Commissaire du Directoire exécutif et les citoyens Lamy et Bourg soumissionnaires signés avec nous lecture faite.

Fait à La Verrerie de Magnienville les ans et jours en-dessus.

Enregistré à Épinal le 2 messidor an 4. (20 juin 1796)

Le Directeur de la régie de l'Enregistrement et du Domaine national qui a prit communication du procès-verbal d'expertise de plus aussi que du bail de La Verrerie en datte (date) du 27 août 1782, dit qu'il n'a pas moyen à opposer au règlement du prix, cependant il ne doit pas laisser ignorer aux citoyens administrateurs , qu'il lui est attesté que la contribution de 1793, est portée à 1875 francs ; néanmoins comme cette imposition basée sur le prix total du bail qui comprend les cinquante arpents de bois de délivrance annuel, le soussigné présume que ce motif ne doit pas arrêter la cessation de la vente parce qu'il paraît que moitié du prix du bail peut être appliqué aux bons à délivrer annuellement.

Épinal le 3 messidor an 4 (21 juin 1796)

*****

La Verrerie de Magnienville dite de Portieux, et tous les bâtiments y attachés avec toutes les terres, prés et jardins qui en dépendent consistant environ soixante et dix jours et, suivant que le tout se contient, provenant du Domaine du ci-devant Roy ainsi qu'il est affirmé aux soumissionnaires, lesquels ont requis l'administration de leur en passer contrat de vente, sur le prix de l'estimation qu'il leur en sera faite conformément à la loi et ont nommés pour expert de leur part le citoyen Borin architecte à Épinal pour de concert avec celui qui sera nommé par l'administration centrale, prendra à l'estimation de la dite Verrerie, Bâtiments et Biens en dépendant sus cités s'il échet (?).


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  1)Retour en haut JOUR. Mesure de longueur
  Un Jour de Lorraine vaut : 0,2044 ha (=10 omées ; on parle de fauchée pour un pré, d'arpents pour un bois)  Le Jour d'Evêché (de Metz) vaut : 0,234
ha



































































































































































































































































  2) Retour en hautOmée : Mesure de surface à l'orthographe variable
  l'Omée de Lorraine vaut : 2,044 ares (=25 toises carrées ; 10 omées font un jour)
 















































































































































3) Retour en haut Forêt de Fraize