Tout le magasin de vente de la cristallerie de Portieux en vidéo le vendredi 17 novembre 2006


FR3 avec Lara Julien en reportage à Vallérysthal

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Lara Julien et sa maquilleuse - coiffeuse dans sa loge à la cristallerie de Vallérysthal. En fait ces dames sont installées dans un coin reculé du magasin de vente de la cristallerie de Vallérysthal. Quelques minutes avant que je prenne cette photographie, une panne de courant a plongé tout le site dans l'obscurité. Ce cliché est pris en mode "photo de nuit" et, grâce au laser de l'appareil, la photo est assez bien exposée. On remarque que les ampoules du miroir sont fades, éteintes. Dans la vitre du fond on remarque le reflet du flash.

Photographie © Gérard TRIBOULOT vendredi 17 novembre 2006 / Passez le curseur sur les têtes
Lara Julien La coiffeuse  ?

FR3 a posé ses caméras à Vallérysthal pour un reportage sur la cristallerie, la faïencerie et le musée de « Sarrebourg la commerçante » représentées sur le plateau par la conservatrice.

Au micro la conservatrice donne des explications sur son travail passionnant

Photographie © Gérard TRIBOULOT jeudi 16 novembre 2006
Lara Julien La coiffeuse  ?

Quant à la cristallerie, elle est présentée par Jean-Louis Janin-Daviet le très compétent directeur marketing de "Faïences & Cristals de France".

La cristallerie est présentée par Jean-Louis Janin-Daviet le directeur marketing, ici au centre.

Photographie © Gérard TRIBOULOT jeudi 16 novembre 2006
M Marc Christoph de Sarrebourg Mme Christoph La conservatricedu musée Jean-Louis Janin-Daviet L'artisan ébéniste Lara Julien

Un troisième personnage évolue à leurs côtés, il s'agit d'un artisan très doué, qui effectue des restaurations de meubles, entres autres spécialités, il pratique avec passion la dorure à l'or fin.

C'est autour de ces trois personnages centraux que va se développer l'émission présentée par la resplendissante Lara Julien, une figure très sympathique du paysage audio-visuel régional. Son sourire comble et rassure, s'il en est besoin, les acteurs de cette émission diffusée depuis un ancien four de Vallérysthal. Le passage sur l'antenne de FR3 se fera les samedi 18 et 25 novembre à 17h. D'après M. Janin, la partie qui concerne ses entreprises durerait 15 minutes sur une émission d'une heure. Mais chut !!!!!

La resplendissante Lara Julien, une figure très sympathique du paysage audio-visuel régional, en compagnie de Jean-Louis Janin-Daviet, très fier de poser avec la présentatrice de FR3.

Photographie © Gérard TRIBOULOT jeudi 16 novembre 2006
Jean-Louis Janin-Daviet Lara Julien

Pour mener à bien cette émission, FR3 a employé les grands moyens.

Une structure en acier a été dressée dans l'ancien four. Elle soutient les projecteurs et autres accessoires télévisuels.
Une présentatrice
Deux cameramans pour trois caméras
Un régisseur
Des maquilleuses-coiffeuses
Des assistants...

Une structure en acier a été dressée dans l'ancien four

Photographie © Gérard TRIBOULOT jeudi 16 novembre 2006

Cette organisation sans faille est complétée par une foule restreinte d'invités dûment répertoriés et contactés au téléphone par l'entreprise pour servir d'auditoire, et applaudir le cas échéant. Presque toutes ces personnes sont d'anciens ouvriers ou ouvrières de Vallérysthal, et tous se prêtent au jeu avec bonne volonté.

Une foule restreinte d'invités dûment répertoriés et contactés au téléphone par l'entreprise pour servir d'auditoire

Photographie © Gérard TRIBOULOT jeudi 16 novembre 2006
Lara Julien Jacky Welsch Mme Welsch 4 5 6

Les répétitions de l'émission débutent à 10h 30. L'enregistrement proprement dit à lieu à 11h 15. Les principaux acteurs sont maintenant fardés et bichonnés par les maquilleuses ; maquilleuses qui n'hésitent pas à retoucher les faciés des intervenants lors de courts entractes.

Invités et prenant une part active à la fête, trois verriers œuvrent un petit peu à l'écart du plateau. Ici les deux verriers de Vallérysthal

Photographie © Gérard TRIBOULOT jeudi 16 novembre 2006

Deux sont des retraités de la cristallerie de Vallérysthal, le troisième est employé à la cristallerie de Portieux où il travaille à l'atelier à froid depuis environ une année. Ce dernier a pour patronyme Philippe Pervergne. C'est un grand et surdoué verrier, un véritable artiste, encore accessible. Ayant obtenu le diplôme envié de « Compagnon Verrier Européen », il aime fabriquer des sujets d'une extrême finesse, presque tous liés à l'entomologie, lisons ce qu'il nous délivre : « Je m'amuse, l'entomologie est mon cheval de bataille. Je me suis documenté sur la vie des arthropodes (Invertébré à membres articulés, comme les insectes et les crustacés ) . Je fais aussi des pendentifs... et de nombreuses autres choses ! ».

Philippe Pervergne : un grand et surdoué verrier, un véritable artiste ayant obtenu le diplôme envié de « Compagnon Verrier Européen »

Photographie © Gérard TRIBOULOT jeudi 16 novembre 2006

Le parcours de Philippe

Si Philippe Pevergne est « Compagnon Verrier Européen », il n'a pas toujours exercé ce métier pour passionné surdoué. En effet, c'est après 22 ans à œuvrer dans la bijouterie, que le nancéien (né dans les Ardennes), s'est reconverti magnifiquement, après être passé par le « Pôle verrier de Vannes-le-Châtel » où il a obtenu son diplôme après six mois d'études acharnées. Il faut bien comprendre que ce diplôme n'est pas accessible à tout un chacun, la preuve nous dit Philippe : « Dans la promotion qui a suivi la mienne, aucun des stagiaires n'a obtenu le sésame envié ».

Diplôme en poche, Philippe commence à parcourir inlassablement les villes d'Europe pour exporter son savoir-faire, cela depuis 1999. Il me confie : « j'avais fait le tour de la bijouterie, je ne pouvais plus créer et comme c'est mon dada... Le verre me donne à nouveau cette opportunité, alors !»

Philippe est, sur ce plateau, invité par ses patrons, puisqu'il travaille pour « Faïence & Cristal de France », au sein de laquelle se trouve son usine de Portieux. Il s'est installé dans la halle désaffectée de la cristallerie de Vallérysthal, à une dizaine de mètres du studio provisoire de FR3. Là, il réalise des araignées et autres bijoux à l'aide d'un chalumeau et de ses baguettes de cristal et, plus surprenant, d'un pauvre couteau anonyme qui lui sert à arrondir, non pas ses fins de mois difficiles, mais les angles des quelques-uns de ses chers (chères ? Non pas, un magnifique coléoptère est vendu 75 €) sujets. Des ciseaux spéciaux, des pinces ou pincettes appelées également « brucelles » (pinces métalliques fines à ressort, permettant de saisir de petite pièce), complètent son attirail de créateur. « J'avais fait le tour de la bijouterie, je ne pouvais plus créer et comme c'est mon dada... Le verre me donne à nouveau cette opportunité », raconte Philippe Pevergne, qui n'est pourtant pas du genre à s'épancher facilement.

Philippe Pervergne : Là, il réalise des araignées et autres bijoux à l'aide d'un chalumeau et de ses baguettes de cristal

Photographie © Gérard TRIBOULOT jeudi 16 novembre 2006

Lors de notre rencontre à Vallérysthal, le maître verrier européen me confiera pourtant : « Un jour j'ai fabriqué une toile d'araignée, et je l'ai attachée en pendentif, sous le rétroviseur de ma voiture, comme on suspend un vulgaire déodorant. Un autre jour, alors que j'allais transporter un passager, celui-ci, entrant dans ma voiture, se met à crier et, comme horrifié, me lance : « Vous avez-vu la toile d'araignée, là, sous le rétroviseur ? » Suivant sa logique, instinctivement il allait la détruire d'un geste de la main, quand je lui ai expliqué « qu'il s'agissait, en fait, d'une de mes œuvres. Il resta stupéfait. Il n'en revenait pas de la finesse de cette toile qui lui paraissait plus vraie que nature. Il convient de dire que j'avais réalisé un véritable bijou de précision ».

Puis, lorsque les enregistrements de FR3 sont terminés, devant ses deux collègues verriers et Jean-Louis Janin-Daviet et moi, l'homme de l'art sort de ses cartons autant de merveilles inattendues. Mis à contribution, nos yeux s'écarquillent comme ceux des enfants lorgnant sur les paquets cadeaux au pied du sapin de Noël. Car le bon Philippe (pas Philippe le Bon, notre ancien roi de France), nous dévoile alors une collection de porte-plumes (stylos plume ) en verre « qui écrivent comme des vrais ! », mais surtout une masse d'arme (un casse têtes) entièrement fabriquée en verre ; le manche étant relié par une superbe chaînette à la masse hérissée de nombreuses pointes en verre. L'ensemble nous paraît pour le moins extraordinaire. Il l'est !

Philippe Pervergne et son casse-têtes

Photographie © Gérard TRIBOULOT jeudi 16 novembre 2006

Il faut bien s'imaginer que cet artiste à la force de création surprenante, travaille à la verrerie de Portieux, mais dans un atelier à froid. L'art dans lequel il excelle, il le pratique hors de la cristallerie, une sorte de loisir qu'il exerce ainsi faute de moyens. Comme il me l'avoue presque comme pour s'excuser de cette situation « tout le monde y trouve son compte ».

Pour le contacter : philippe.pevergne@wanadoo.fr

Lors de cette première journée dédié à la cristallerie de Vallérysthal et Portieux et à la faïencerie de Niderviller, où une partie des anciens verriers de Vallérysthal est réunie pour l'occasion, j'ai retrouvé mon copain et ancien verrier de la cristallerie de Vallérysthal, Jacky Welsch. Lorsque Portieux manquait de verriers qualifiés, Jacky venait aider ses camarades. C'est ainsi qu'il a effectué le trajet Vallérysthal – Portieux matin et soir, cela pendant de longues semaines. Lui aussi était un as du travail au chalumeau, d'ailleurs nombres de ses créations sont encore en vente au magasin de Vallérysthal. Aujourd'hui Jacky est au repos. Il profite d'une retraite bien méritée.

On remarque sur le plateau la présence du « Cousin Hub » de Genverre. Il est encore une autre présence remarquée, ou plutôt deux, il s'agit de M. et Mme Marc Christoph, de Sarrebourg. Ce couple est invité grâce à leur passion pour les collections d'objets en opaline. Ils portent à merveille l'étiquette de collectionneurs appréciés et reconnus ; ce sont de grands spécialistes capables de fournir une estimation ou un renseignement sur les opalines. D'autres illustres anciens verriers sont également présents à cette sympathique réunion de la famille verrière. Je n'en citerai qu'un, car j'ai fait sa connaissance sur le plateau de tournage de FR3, il s'agit de M. Haeckler, le papa de la responsable du magasin de Vallérysthal. Ce M. a travaillé 40 ans sur les fours et fabriqué un nombre incroyable de « grosses pièces » en cristal, sa spécialité !

C'est en compagnie de sa charmante épouse qui n'aime guère être photographiée, que M. Haeckler, assis dans le dernier rang, écoute et regarde ce qui se passe. Tout a côté de lui se tient un homme qu'il avait sous ses ordres (son gamin en terme verrier) et ce M. également en retraite continue à appeler M. Haeckler « chef ».

M. Haeckler écoute et regarde ce qui se passe. Tout a côté de lui se tient un homme qu'il avait sous ses ordres (son gamin en terme verrier) et ce M. également en retraite continue à appeler M. Haeckler « chef ».

Photographie © Gérard TRIBOULOT jeudi 16 novembre 2006
M. Haeckler Le -gamin- de M. Haeckler

Le second jour, car le reportage de FR3 est étalé sur deux jours, et avant de retourner chez moi, je m'arrête au bureau de tabac du coin, pour acheter le journal « Le Républicain Lorrain ». La brave buraliste, déjà d'un certain âge, me dit alors : « Il ne m'en reste qu'un. Il y a un bel article sur la cristallerie. C'est quand même dommage, pour une fois que quelque chose se passe à la cristallerie, il (Le Républicain Lorrain » aurait pu nous livrer beaucoup plus de journaux. J'en ai déjà plus ! »

C'est ainsi que, pour ma part, se termine ces deux belles journées consacrées à la cristallerie de Vallérysthal et à la faïencerie de Niderviller.

Gérard TRIBOULOT samedi 18 novembre 2006