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DEMANDE DE SEPARATION DES DEUX SECTIONS : PORTIEUX ET LA VERRERIE (11 Février 1930)

Retour page précédente Monsieur le Maire (Henri COSSIN) aborde la question de la séparation des deux sections : PORTIEUX ET LA VERRERIE. Il fait remarquer à Monsieur COLLAS, auteur de la pétition signée par la majorité des électeurs de PORTIEUX centre, que des erreurs existent dans les motifs de la pétition.

Il donne ensuite la parole à Monsieur COLLAS pour explications. Ce dernier s'exécute aussitôt, mais à peine a t-il commencé qu'il est aussitôt, interrompu et injurié. Il renonce à la parole et s'assied. Sur la proposition du Maire, il est procédé au vote secret le vote public ayant été refusé à Monsieur COLLAS et ses partisans.

Résultat du vote : Nombre de votants 19
Contre la séparation 14
Pour la séparation 4
Blanc 1

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Séance du 4 mai 1953

Demande de séparation des sections du Centre et de la Verrerie

Considérant qu'il existe depuis longtemps entre PORTIEUX Centre et La Verrerie un esprit de rivalité qui divise et crée à l'Administration de sérieuses difficultés,
que plus particulièrement cet esprit est devenu l'objet de dissidences d'autant plus profondes qu'elles prennent naissances dans des intérêts opposés,
Que la population de la commune est de 2 523 habitants et que chaque section n'en compte pas moins de 500 d'après la jurisprudence la plus récente,
Que chaque agglomération est certainement suffisante pour la formation de deux communes séparées, qu'en fait d'ailleurs, cette séparation est naturellement indiquée en raison de l'éloignement et de la position topographique de la deuxième section (La Verrerie), 4 kilomètres par rapport au chef-lieu communal.

Que si quelques oppositions isolées pouvaient se produire, ces considérations exclusivement personnelles qui seraient invoquées par les déclarants, bien que respectables en elles-mêmes, ne sauraient prévaloir contre l'intérêt général des deux sections,
EST D'AVIS par ces motifs et à l'unanimité des membres présents ou représentés que la section de La Verrerie de PORTIEUX soit distraite de la commune de PORTIEUX Centre pour être érigée en commune nouvelle.

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Témoignage de l'abbé Bernard Tschaen dans son fascicule "Clartés" N° 27 de mars 1952

L'eau courante pour 1952 (?)

Les conseillers municipaux de Portieux, La verrerie, remercient bien vivement la population de la Verrerie pour l'empressement qu'elle a mise à la couverture de l'emprunt local pour l'adduction d'eau à la Verrerie.

Cette souscription a été couverte en une semaine. Bravo, les Verriers : 118 ont montré leur décision bien nette. Nous espérons que la fin d'année verra l'eau sur les éviers, à la grande joie de tous ; d'ailleurs le Conseil Municipal sera le premier à se réjouir de cette innovation qui apportera le bien-être dans chaque logis.

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Retour page précédente Témoignage de l'abbé Bernard Tschaen dans son fascicule "Clartés" N° 36 de décembre 1952

Adduction d'eau à la Verrerie


Le Samedi 15 Novembre 1952, à 10 heures a eu lieu l'adjudication de l'adduction d'eau potable à La Verrerie, sous la présidence dé MM. les Ingénieurs du Génie Rural : MM. Pélissier et Valroff.

Onze entreprises avaient soumissionné : Ce fut M. Angelo Bonini de Vincey qui fut déclaré adjudicataire pour la somme de 10.696.750 francs (dix millions six cent quatre-vingt-seize mille francs Alors que la mise à prix était de douze millions six cent quatre-vingt-dix mille francs).

La diminution étant d'environ 16 %, c'est une somme de plus de 2 millions à déduire des charges communales afférentes à l'adduction d'eau.

L'entreprise adjudicataire a un délai de 6 mois pour mener à bien ses travaux. Mais comme il est difficile d'envisager le début des travaux en cette saison, ceux-ci débuteront seulement vers le 15 Février. On peut espérer qu'au printemps les ménagères pourront tourner le robinet sur l'évier. Amélioration tellement appréciable et tellement désirée : c'est un beau cadeau de Noël pour la population qui en est sincèrement reconnaissante envers la municipalité.

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Archives Municipales de Portieux

22 octobre 1956

Lettre adressée au Préfet des Vosges par les Conseillers Municipaux de la Verrerie

Monsieur le Préfet des Vosges à Epinal

Monsieur le Préfet

Etant donné l’impossibilité de pouvoir effectuer notre mandat de Conseillers Municipaux, et de ce fait, de pourvoir régler définitivement les redevances d’eau des deux années 1954 – 1955 – / 1955 – 1956.

Ces questions étant restées en suspens, en raison de l’obstruction systématique de 5 Conseillers Municipaux de Portieux-Centre et de leur démission collective en avril dernier.

En raison du non vouloir de participation aux frais de l’adduction d’eau de la Section de la Verrerie et d’une obstruction continuelle bien arrêtée.

Devant une situation sans issue les Conseillers Municipaux de la Verrerie, soussignés, se trouvent dans l’obligation de demander respectueusement à Monsieur le Préfet des Vosges, la séparation complète des deux sections Portieux-Centre et Portieux Verrerie.

Au cas ou ces derniers ne pourraient obtenir satisfaction et, dans l’impossibilité de continuer une telle situation rendue pénible à chaque instant, les Conseillers Municipaux sont décidés à se démettre de leur mandat et à donner leur démission collective.

Les Conseillers Municipaux de la section de la Verrerie demandent qu’une Commissions soit nommée par la Préfecture pour mettre au point cette question.

Suivent les signatures des 9 Conseillers.



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Les nombreux problèmes (et remèdes)


Témoignage de l'abbé Bernard Tschaen dans son fascicule "Clartés" de mars - avril 1957

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Essayons dans le calme de regarder les difficultés et leurs solutions probables

Historique

Depuis longtemps le Conseil Municipal de Portieux avait envisagé de doter la Section de la Verrerie d'un réseau d'eau courante potable, étant donné que la Section de Portieux-Centre avait déjà fait l'objet, en 1936, d'une adduction d'eau courante potable (à cet époque Portieux-Centre est déjà en avance de quelques décennies sur son écart ouvrier de La Verrerie. Pourquoi, puisqu'il s'agit de la même commune ? Tout simplement parce que les cités appartiennent à l'usine, et que ce n'est pas à la commune de payer les travaux d'une propriétée privée).

Il est toujours normal que les avantages et les charges soient également réparties dans les différentes parties d'une même commune.

Conditions de réalisation

L'usine de la Verrerie de Portieux était propriétaire

1°) d'un dispositif assurant les prises d'eau en Moselle (direct et par l'intermédiaire d'un puisard-filtre dans les sables alluvionnaires),

2°) d'une station de pompage et de refoulement (d'une puissance de 60 m3 heure),

3°) D'une canalisation Moselle-Verrerie longue de 4 km. 500 et d'un diamètre de 300 m/m,

4°) De réservoirs.

En 1952 la commune décida, simultanément

1°) De contracter un emprunt de 1.220.000 frs pour rachat ou location du dispositif de pompage et d'adduction d'eau ainsi que pour la pose de canalisation d'adduction collective dans les différentes parties de la Verrerie.

2°) D'établir avec la Société des Verreries de Portieux une convention dont voici les principaux articles :

Article 1er - La Société des Verreries s'engage par les présentes à pomper et à transporter au moyen de ses installations existantes l'eau destinée aux besoins des habitants de la Verrerie en même temps que l'eau destinée à ses propres besoins.

La Commune s'engage à indemniser la Société des Verreries des frais de pompage et de distribution de cette eau, au prorata du nombre de mètres cubes pompés et distribués pour les besoins de l'usine, d'une part, et de ceux du réseau communal d'autre part.

Article 3.- L'usine conserve les frais d'entretien normaux de la station de pompage telle qu'elle existe actuellement. (Les réparations exceptionnelles et les travaux neufs qui seraient à effectuer dans l'avenir font l'objet d'une participation de chacune des parties dans des conditions fixées avec précision).

Article 6.- Le réseau communal de distribution sera branché sur le réservoir de 500 m3 par l'intermédiaire de 2 ou plusieurs compteurs munis de vannes qui seront installés aux frais de la Commune.

Les compteurs généraux seront relevés contradictoirement à la fin de chaque mois et le montant de la consommation du trimestre précédent sera payé par la Commune le 15 du premier mois du trimestre suivent.

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Travaux

- La Convention signée entre les deux parties,

- Les autorisations et agréments officiels ayant été obtenus,

- L'emprunt ayant été émis et couvert,

- Les travaux mis en adjudication,

La Verrerie commença, en 1953, a être dotée de cette eau courante potable tant désirée...

REMARQUE : La Société des Verreries de Portieux se fait, en outre, rembourser par chacun des bénéficiaires, le montant des frais d'installation entre le réseau communal et chaque pierre-à-eau.

Paiement de l'eau consommée (ici rien ne va plus)

La Commune répartit entre chaque habitant de la Verrerie la masse totale des frais engagés chaque année pour fournir l'eau à sa population. C'est-à-dire :

- Paiement à l'usine (aux termes de la convention précitée).

- Paiement des frais supplémentaires (entretien, amortissement de l'emprunt, etc...).

Difficultés

Ce système a le désavantage de répartir le paiement de l'eau par chaque famille, au prorata de ses membres et non de sa consommation réelle.

Aussi le Conseil Municipal fut-il amené très vite à se soucier de la pose de compteurs d'eau individuels (grosse dépense, certes, mais qui permettait seule une répartition exacte et juste entre les consommateurs, -collectivités ou individuels- quels qu'ils soient).

Depuis le 24 juin 1955, cette question est à l'étude. Plusieurs modèles présentés par M. le maire n'ont pas été agréés.

La question en est là aujourd'hui.

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Retour page précédente Voilà ce qu'écrivaient "l'Est Républicain" à l'époque :
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15 mars 1957

Verrerie de Portieux

Le problème de l’eau déclenche un conflit : cinq conseillers sur huit quittent la salle à la suite de la réunion du conseil municipal qui s’est tenue hier soir (14 mars 1957) à 17 h 30, à la mairie de Portieux, cinq conseillers sur huit ont quitté la séance. Ce sont : MM Mura, Ktibs, Fintz, Martin et Mme François.

La discussion s’était engagée sur l’achat et la pose de compteurs d’eau aux ouvriers de la Verrerie. Ce projet avait été voté au début de l’été dernier, et pour lequel le maire (Arsène Renard), avait obtenu, par son conseil, l’autorisation de traiter de gré à gré pour les travaux.

M. Mura demande au maire « pourquoi cet achat accuse un tel retard ? » C’est sur cette question apparemment anodine que les cinq conseillers quittèrent la séance.

On devait nous préciser peut après que, seuls, les commerçants et quelques particuliers de la Verrerie ont déjà un compteur et versent environ 1 000 francs (pour la redevance) pour cinq personnes. Quant aux ouvriers qui ne possèdent pas de compteurs, ils doivent, eux, verser 4 700 francs pour cinq personnes. Les ouvriers vont seulement payer la période 1954 / 1955. Les prix ont été calculés d’après le nombre d’habitants, la somme redevable par habitant varie entre 800 et 900 francs, et les habitants résidants dans la partie élevée du pays (qui manquent d’eau tout l’été) auront à payer la même somme que les habitants « bas » du pays, où la pression est toujours abondante.

Voici un grand problème qu’il va valoir résoudre.

26 avril 1957

A l’assemblée municipale l’avant-dernière réunion qui devait avoir lieu le 3 avril 1957 à 17 heures 30, a été remise au mercredi 22 avril 1957 à 17 heures 30. Le conseil dûment convoqué pour discuter sur les questions en suspens, n’a pas pu, hélas, siéger.

Sur dix-sept conseillers en exercice, cinq seulement se sont présentés, le maire, domicilié à la Verrerie, faisait savoir à 17 heures 35, par téléphone :"que les conseillers de la verrerie, sauf un, ne se dérangeraient pas". De ce fait la réunion ne put avoir lieu.

Il semble qu’une solution devrait être prise dans le plus proche avenir, car depuis longtemps, certaines affaires primordiales, ne peuvent plus être solutionnées.

12 juin 1957

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Crise municipale


MM. Renard Arsène maire ; Théophile Laroche 2ème adjoint ; Georges Keltz et Robert Grébil conseillers municipaux, tous de la Verrerie (2ème section) ont fait parvenir leur démission à M. le préfet des Vosges.

La démission de ces conseillers a été motivée par des questions en litige depuis plusieurs mois (voir plus haut).

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Retour page précédente Revenons à l'abbé Bernard Tschaen : Passons maintenant au mois de Juin 1957

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La crise du conseil municipal

La presse nous a fait part du déroulement de la crise établie, depuis un moment au sein du conseil municipal de Portieux, à la suite des problèmes soulevés par le recouvrement du paiement des redevances d'eau potable (Précisions : Ces redevances s'échelonnant sur plusieurs années).

M. Arsène Renard a remis au Préfet des Vosges, sa démission de maire de Portieux, suivi en cela par trois de ses conseillers : MM. Théophile Laroche 2ème adjoint, Georges Keltz et Robert Grébil.

Nous nous sommes toujours efforcés à cette place même, dans presque chaque numéro de "Clartés " de préciser notre opinion, dans un climat de loyauté entière et de respect absolu des perrsonnes, et dans une recherche permanente de justice et de vérité : opinion qui était aussi bien souvent le reflet de celle de l'ensemble de la population de la Verrerie.

Forts de cette franchie et de ce mutuel effort de compréhension, nous adressons à M. Renard (et à ses collaborateurs démissionnaires), l'assurance de notre déférence en nous inclinant devant la décision qu'il a jugé bon de prendre en même temps que nous lui exprimons notre gratitude pour tout ce qui - dans le bilan de longues années de travaux - doit être compté au nombre des résultats positifs pour l'administration et l'amélioration de notre commune.

Nous continuerons avec son successeur (M. Cussenot, instituteur à la Verrerie), dans la même ligne d'action, car nous restons persuadés qu'un Conseil Municipal (qui est l'expression même et la représentation de tous les habitants d'un pays), loin de considérer les réflexions et observations de ses administrés comme une charge supplémentaire, sait y puiser largement, au contraire, un encouragement, un stimulant et une énergie accrue (là-dessus le curé Tschaen ne s'est pas trompé, on -les habitants de la Verrerie dont je fais partie- allait être servi dans quelques années acec la démolition des cités "devenues insalubres" et la construction d'HLM pour les remplacer !)

Nous avons remarqué d'ailleurs, avec un vif intérêt, la part active prise par un groupe important de la population pour un essai de solutions constructives apporté aux graves questions restées en difficultés.

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Retour page précédente Reprenons le quotidien "l'Est Républicain" :

28 août 1957

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Le 15 septembre se déroulerons des élections municipales complémentaires à la Verrerie-de-Portieux.

Cinq sièges sont à pourvoir [….] jusqu’alors aucune liste n’a été officiellement constituée, pourtant des noms sont chuchotés, ceux de militants syndicaux et d’un instituteur qui se présenteraient sans étiquette politique et dans le seul souci de trouver la solution urgente à donner à certains problèmes, tels celui de l’eau potable et plus encore celui de l’hygiène (ce dernier remède sera radical et laissera les verriers orphelins de « leur verrerie » - Voir : « Pourquoi des HLM à la Verrerie de Portieux ? » ou « Qui a détruit nos chère Cités ? » par Gérard Triboulot)-.

Les conseillers non démissionnaires sont bien décidé à tout mettre en œuvre pour doter la commune d’un indispensable réseau d’égouts

14 septembre 1957

Dix candidats en lice pour les élections complémentaires.

Les 896 électeurs de la seconde section (La Verrerie la première étant Portieux-Centre), vont se rendre demain à la mairie annexe pour voter. A l’heure actuelle deux listes sont sur les rangs.

L’Union Ouvrière de la Jeunesse et de la Famille, qui comprend MM. Roger baptiste ; Henri Clop ; Jean Laurent ; Georges Petitdemange et Mme Claude Mougel.

La seconde liste est présentée par le parti communiste qui a tenu une réunion jeudi soir sous la présidence de M. Chambeyron, député des Vosges. Cette liste comprend MM. Camille Mangeonjean ; Raymond Ferry ; René Grandmaire ; André Petitdemange et André Simonin.

Le bureau de vote sera ouvert de 6 à 18 heures.

16 septembre 1957

Surprise : une troisième liste l’emporte aux élections municipales.

Elle prend le nom "d’Action Municipale" et comprend : un instituteur ; trois verriers ; un tailleur sur verre.

Nombre d’inscrits pour ce scrutin 896

Votants 839

Exprimés 622

Majorité absolue 312

Sont élu au premier tour :

Georges Bichet 358 voix

Marcel Cussenot 355 voix

André Clément 347 voix

Jean Maire 343 voix

Gourment 338 voix

Les autres : Camille Mangeonjean 203 voix et Henri Clop 79 voix

23 septembre 1957

M. Marcel Cussenot élu maire de Portieux

Réuni samedi soir les nouveaux responsables ont élu leur maire. C’est Marcel Cussenot qui a été plébiscité par neuf voix contre six à M. Laurent ; une voix à Roussel ; une à Gourment.

M. Laurent est le premier adjoint

Conseillers pour Portieux-Centre

MM. Laurent ; Roussel ; Adam ; Valentin ; Gérardin ; Fischer et Seurre.

Conseillers pour La Verrerie de Portieux

MM. Cussenot ; Martin ; Kribs ; Mura ; Bichet ; Gourment ; Maire ; Clément ; Fintz et Mme François (la Bibi)

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Lettre du Maire Marcel Cussenot à Monsieur l'Ingénieur en Chef

7 novembre 1957

Monsieur l’Ingénieur en chef du Génie Rural des Vosges à Epinal,

Monsieur l’Ingénieur en Chef,

Le problème de l’alimentation en eau potable pour la section de la Verrerie de Portieux, commune de Portieux a pris une telle importance, qu’il a été à l’origine d’une grave crise municipale.

J’ai l’honneur de vous transmettre sous ce pli un rapport qui vous éclairera sur la situation.

En application de l’article 8 de la Convention passée le 14 juin 1952 entre la Commune et la Société des Verreries de Portieux ;

J’ai l’honneur de solliciter de votre bienveillance votre arbitrage pour la solution à donner.

J’avise la Direction de la Société Anonyme des Verreries de Vallérysthal et Portieux de ma démarche et lui communiquerai le rapport si vous jugez qu’il doit en être ainsi.

Veuillez agréer, Monsieur l’Ingénieur en Chef, l’expression de mes sentiments distingués.


Signé Cussenot

Maintenant lisons le rapport

Rapport concernant le problème en eau potable de la section de la verrerie de Portieux

Section de la Verrerie de Portieux

Commune de Portieux

Situation : La Commune de Portieux, section de La Verrerie de Portieux, est alimentée en eau potable par une canalisation communale branchée sur un réservoir appartenant à la Société des Verreries de Portieux.

Une convention passée le 14 juin 1952,fixe les droits et devoirs des deux parties. En particulier, les articles 5 et 6 fixent les opérations à effectuer en vue d'établir la quote part des dépenses de la Commune dans le prix du pompage et du refoulement de l'eau jusqu'au réservoir en charge.

Depuis la mise en usage de la canalisation, ces opérations n'ont par été effectuées. La quote part de la Commune a été fixée selon un autre procédé, sans qu'il y ait eu avenant à la-dite convention. Monsieur Renard, Maire de Portieux à l'époque, déclare lors de la signature du procès-verbal de récolement qu'il n'y a eu aucune entente de passée à ce sujet entre la Comuune et la Société des Verreries de Portieux.

De plus, selon les déclarations de Monsieur Hanus Claude, représentant les Verreries de Portieux, l'installation est d'une complexité telle qu'il est très difficile de s'y reconnaître dans l'enchevêtrement des canalisations.

Le trop plein du réservoir de 500 M3, se déverse dans l'étang et ces quantités d'eau ne peuvent être évaluées ; Elles doivent être très importantes si l'on en juge par l'état actuel de l'étang qui alimente une partie de l'usine en eau non potable.

La station de pompage alimente également un petit réservoir annexe qui fait partie des canalisations de l'usine. Des piquages sur la conduite communale ont été effectués sans autorisation de la Commune.

Les cités de la Société des Verreries de Portieux n'ont pars de compteur. Il résulte de cette situation une dépense d'énergie électrique importante à laquelle la Commune contribue pour une part trop forte.

Mode de calcul de la quote-part de la Commune

Selon les déclarations de Monsieur Renard, Ancien Maire, la Société des Verreries de Portieux lui remettait périodiquement un relevé de consommations qu’il siganit. sans qu'il y ait jamais eu aucun contrôle.

Ces relevés volumétriques sont obtenus selon le procédé suivant : (déclaration de Monsieur Claude Hanus)

Le compteur d'énergie électrique de la station est relevé régulièrement. La Société des Verreries de Portieux établit la quote-part de la Commune sur des bases qui n'ont fait l'objet d'aucune discussion entre la dite Société et la Commune.

Le chiffre des KWH. est alors converti en volume :

énergie en Kwh. x prix du Kwh.
8 F /m3


Ces consommations étaient présentées au Maire qui après les avoir signées les adressait à la Société des Verreries de Portieux comme ayant été réceptionnées. La facture était alors établie et adressée à la Commune pour règlement. Cette façon de procéder a permis d'imputer à la Commune des consommations beaucoup trop élevées, alors qu'elle ne doit prendre part aux dépenses qu'en proportion du volume d'eau consommé.

La population s'est émue devant l'énormité des redevances d'eau qui lui étaient demandées. Le recouvrement des redevances de 1953 est terminé. Celui des redevances pour 1954-1955 n'est pas terminé, de nombreux consommateurs ont refusé de payer tant que le calcul serait fait sur les bases indiquées plus haut.

Les redevances 1956-1957 n'ont pu être établies. Jusqu'au 30 juin I957, la Commune a acquitté les frais de pompage à la société des Verreries de Portieux. Devant la gravité du problème, j'ai donné l’ordre au Percepteur de Surseoir au recouvrement jusqu'au règlement définitif.

Il est urgent que le problème soit solutionné afin que le budget Communal puisse être établi.

Propositions pour le règlement du problème

La Commune de Portieux ne connaissant que les propriétaires d' immeubles, adressera à ceux-ci le montant de leur redevance d'eau.

Les propriétaires auront à répartir entre leurs locataires ces frais, qui font normalement partie des charges locatives.

Pour le calcul des consommations, je propose comme base, la consommation moyenne par tête d'habitant, relevée à Portieux-Centre pour les années correspondantes :

soit

pour 1954 11 m3 x 1.404
pour 1955 12 m3 x 1.404
pour 1956 12 m3 g 1.404
pour 1957

Lee sommes perçues en excédent par la Société de la Verrerie de Portieux seront reversées au compte Communal, et les redevances déjà perçues pou I954 seront remboursées aux habitants de La Verrerie par le comptable Municipal.

Pour 1958 - Des compteurs seront placés dans les immeubles à .raison de 1 par groupe de locataires. (les installations intérieures ne permettant pas l' installation de 1 compteur par ménage).

L'installation de ces compteurs devrait être supportée par la Commune. Mais la Société des Verreries de Portieux ayant prélevé depuis plusieurs années un tarif forfaitaire de 277 Fra par mois et par ménage, pour récupérer le prix des installations intérieures, pour le 1er juillet 1953 au 30 septembre I957, le montant global de cet amortissement pourrait s'établir autour de 5.000.000 Frs, chiffre qui semble dépasser le montant des frais engagés. (Les chiffres exacts seraient fournis par la Société dés Verreries).

Je propose que l'excédent soit affecté à l'achat et à la pose des compteurs, ce qui éviterait d'augmenter les charges actuelles.

Les relevés de compteurs seront effectués par le fontainier municipal et les factures adressées aux propriétaires - les redevances étant calculées selon les instructions applicables en la matière, c'est-à-dire, afin que puissent être couvertes les charges figurant au budget savoir : amortissement des emprunts réalisés pour la distribution d'eau, entretien du réseau, frais de pompage etc. (lettre préfectorale adressée au Maire lors de la 1ère répartition en 1953 ).

Par ailleurs là convention sera strictement appliquée quant aux relevés mensuels contradictoires des compteurs généraux.

Les décisions prises après arbitrage, seront soumises à. l'approbation du Conseil Municipal, puis à l'autorité Préfectorale.

A Portieux, le 7 novembre 1957

Cussenot
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Retour page précédente L'Est Républicain 22 août 1958

A la Verrerie de Portieux, de laborieuses tractations ont enfin conduit au règlement d'un épineux litige : le paiement de la consommation d'eau.

La question du paiement de la consommation d'eau par la population de La Verrerie-de-Portieux a, pendant plusieurs années, fait couler beaucoup d'encre.

L'eau potable, on le sait, est pompée par les soins de l'usine de la Verrerie et ces frais de pompage, calculés à raison de 8 francs le mètre cube, étaient refacturés aux consommateurs, mais sur une base forfaitaire, les logements des habitants de La Verrerie n'étant pas munis de compteurs.

Les habitants de La Verrerie se plaignirent d'avoir à régler des redevances trop élevées, et un certain nombre d'entre eux se refusèrent à les acquitter. Ils faisaient remarquer que l'évaluation de l'eau pompée par la Société de la verrerie, pour son propre compte, n'avait jamais été faite suivant les conditions fixées par une convention du 14 juin 1952. Ce différend entre l'usine et la population, ayant même eu des répercussions municipales, devait être aplani.

Le maire, M. Cussenot, s'y employa activement et un arbitrage fut conclu le 14 avril 1958, mais il devait encore être soumis à l'ingénieur du génie rural et approuvé par les services préfectoraux. C'est ce qui fut fait. C'est le 12 août seulement que l'arbitrage devenait approuvé par l'Administration.

DES COMPTEURS VONT ETRE POSES DANS CHAQUE MAISON

Dans un très bref délai, des compteurs vont être posés dans chaque maison et non par ménage, ce qui serait impossible. C'est d'ailleurs de cette manière que la consommation d'eau est contrôlée dans beaucoup de localités, Epinal en particulier.

Désormais, le prix de l'eau sera fixé en divisant le montant total des dépenses par le nombre de mètres consommés, ce qui sera évidemment plus équitable.

Ces dépenses comprendront les annuités d'amortissement des emprunts contractés pour les travaux d'adduction d'eau, les frais d'entretien des conduites et les frais de pompage.

Les compteurs seront à la charge de la commune, mais le prix de leur pose entrera dans le prix de l'eau consommée au cours de la présente année.

2.100.000 FR. REMBOURSES A LA COMMUNE

En ce qui concerne l'eau con-sommée les années précédentes, c'est-à-dire d'août 1953 à fin juin 1957, la Société de la verrerie, sur les instances de la municipalité, a admis un chiffre forfaitaire de 12 mètres cubes par habitant et par an, chiffre correspondant aux consommations moyennes à Portieux-Centre et à Vincey.

Or, les sommes réglées à la Société des Verreries pour la consommation d'eau durant les années 53 à 57, correspondaient à une consommation beaucoup plus élevée. Il s'ensuit que la Société des verreries va rembourser à la commune la somme rondelette de 2.100.000 francs.

Bien entendu, si la consommation, qui va maintenant être contrôlée par compteur, dépassait cette moyenne de 12 mètres cubes, c'est la commune qui devrait effectuer un reversement à la Société des verreries. Les habitants de La Verrerie ont donc un intérêt majeur à surveiller leur consommation d'eau.

Les points essentiels de la Convention

Voici les points essentiels de la convention d'arbitrage :

- La Société des Verreries assure le pompage de l'eau potable de la section de La Verrerie. moyennant une participation de la commune, fixée à 8 francs par mètre cube pompé. Des compteurs installés dans le réseau devraient permettre de déterminer mensuellement la consommation de ce réseau.
- Les sommes versées par la commune, pour la période s'étendant entre août 1953 et fin juin 1957, se sont révélées trop élevées. et il convient de déterminer l'importance du trop perçu par la Société des verreries et d'en faire assurer le reversement.

- La consommation pour la période précitée ne pouvant être déterminée avec précision, il a été décidé, d'un commun accord, de fixer à 12 mètres cubes la consommation moyenne annuelle par habitant, ce chiffre correspondant aux consommations moyennes de Portieux-Centre et de la localité voisine de Vincey.

Cette valeur moyenne sera utilisée pour fixer dès maintenant le montant provisoire du reversement à effectuer par la Société des verreries. Mais un rajustement sera opéré à partir de la consommation moyenne réelle résultant des relevés de compteurs du réseau pour la période s'étendant entre le 1er juin 1958 et le 1er juin 1959.

- D'après ce décompte, la somme due pour le pompage par la commune, pour les années 43 à 57 s'élève à 466.512 francs, alors que le montant des encaissements réalisés s'était élevé, pour la période considérée à 2.624.453 fr., soit un trop perçu de 2.157.941 fr., que la Société des verreries va rembourser à la commune.

Voici donc, après de longues tractations, un problème délicat heureusement solutionné, grâce à la bonne volonté de tous.

Les habitants de La Verrerie en sont évidemment fort satisfaits.

H. P.


 
   
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Supplément au bulletin municipal de 19099 à 2000 : Délibérations du conseil

Projet d’adduction d’eau potable (8 décembre 1931)

Monsieur le Maire dépose le projet d'adduction d'eau potable dressé par Monsieur FULPIN, géomètre à ÉPINAL, sous la direction du Génie Rural, s'élevant à la somme de 590 000 francs.

Il indique que les résultats défavorables de l'analyse tiennent aux conditions défectueuses dans lesquelles le prélèvement a été effectué et au fait que la source n'est pas captée. Le géologue et l'analyse sont d'accord pour reconnaître que les eaux captées dans leur gîte géologique (ruisseau de la Vierge) doivent être bonnes.

L'eau analysée, qui est celle même mise actuellement à la disposition des habitants constitue un danger permanent d'épidémie et que par suite les travaux sont d'une urgence particulière.

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Alimentation en eau potable et assainissement de la section de la Verrerie.

Vu la nécessité urgente d'approvisionner en eau potable la section de La Verrerie qui compte environ 1 500 habitants,

Vu la nécessité urgente également d'assainir ladite section, les eaux ménagères et résiduelles de toutes sortes se déversant actuellement dans des caniveaux à ciel ouvert et dans les rues créant un état contraire à l'hygiène la plus élémentaire,

Vu la suggestion faite par la Société Anonyme des Verreries Réunies de WALLERYSTHAL (Vallérysthal) et PORTIEUX de céder éventuellement tout ou partie de l'emprise des voies privées de ses cités ouvrières à la commune de PORTIEUX,

Le Conseil Municipal décide l'étude de ces travaux (15 février 1947)

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Alimentation en eau potable de la Verrerie de Portieux (19 janvier 1952)

Après avoir établi le plan de financement soit un montant de dépenses subventionnable de 11 700 000 francs ;

Après passation d'une Convention entre la commune et les Sociétés réunies des verreries de WALLERYSTHAL (Vallérysthal) et de PORTIEUX pour le passage des canalisations sur le terrain privé des dites sociétés et l'utilisation de l'eau distribuée aux cités ouvrières ;

Le Conseil Municipal décide de passer à l'exécution des travaux d'adduction d'eau potable de La Verrerie de Portieux.

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Retour page précédente Bulletin municipal de 1979 :

LE SERVICE DES EAUX

* LES TRAVAUX

Depuis 2 ans (1977), la Commune a entamé d'importants travaux afin de renforcer le réseau d'eau potable du Centre. Ces travaux qui doivent coûter 900.000 francs se décomposent en plusieurs tranches.

lère TRANCHE - CONSTRUCTION D'UN NOUVEAU CHATEAU D'EAU

La construction d'une Station de Pompage et d'un nouveau Château d'eau a été rendue nécessaire par la faible pression existante voire parfois le manque d'eau en haut de la rue Eugène Huraux et au Lotissement du Pré Vauthier.

Le principe qui a été retenu est simple. L'eau arrivant des sources est stockée dans la journée dans les anciens réservoirs. La nuit, cette eau est envoyée, au moyen de deux puissantes pompes, dans le nouveau réservoir, qui le lendemain, la redistribue avec une pression suffisante puisqu'il est situé~plus haut que les anciens réservoirs.


Un croquis


2 ème TRANCHE - Partie A - NOUVELLE CANALISATION : RUE EUGENE HURAUX

La pose d'une nouvelle canalisation dans la Rue Eugène Huraux a été rendue nécessaire par l'obligation qui nous est faite, désormais, de brancher les poteaux d'incendie sur des canalisations normalisées de 100 m/m. D'autre part, cela permet maintenant d'effectuer des réparations dans cette rue, sans obligatoirement interrompre la distribution dans l'ensemble du Centre, puisqu'il existe maintenant deux canalisations.(Côté gauche et côté droit).

Enfin, l'alimentation du nouveau lotissement a été réalisée en même temps que la pose de cette nouvelle canalisation.

Partie B - NOUVELLE CANALISATION : RUE MAURICE COINDREAU ET ROUTE DE CHARMES -

Ce sont les mêmes raisons citées plus haut qui vont conduire à la pose d'une nouvelle canalisation dans la rue Maurice Coindreau (côté de l'Eglise) et sur la route de Charmes.

LA CONSOMMATION

En 1978 la consommation d'eau potable a été de 32.155 m3 au CENTRE, et de 26.690 M3 à la VERRERIE, soit un TOTAL GENERAL de 58.845 m3.

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L'ASPECT FINANCIER

Bien qu'étant communal, le Service des Eaux possède son propre budget qui doit s'équilibrer en recettes et en dépenses. Compte tenu des Emprunts qui ont été contractés afin de réaliser les travaux da renforcement, le Conseil Municipal a eu à prendre, lors de l'établissement du Budget Primitif 1979, une dure décision. En effet, le seul moyen à sa disposition pour réaliser l'équilibre budgétaire, a été d'augmenter de 30 centimes le prix du mètre cube d'eau consommé à partir du 1er Janvier 1979. Ceci le fait donc passer de 1,20 franc H.T à 1,50 franc H.T. Malgré cette augmentation on peut encore se féliciter, d'être l'une des Communes de la région où l'on paie le mètre cube d'eau à un prix assez bas et raisonnable.

LES COMPTEURS D’EAU

Nous vous donnons ci-après le texte intégral de la DELIBERATION n° 6421 prise par le Conseil Municipal dans sa séance du 11 mai 1979, et qui vient compléter très utilement le Règlement d'eau.

OBJET : REPARATION OU REMPLACEMENT DES COMPTEURS D'ABONNES.

"Mr. le Maire expose au Conseil Municipal, que les Services Municipaux n'ont actuellement aucun moyen afin d'obliger un Abonné au Service des Eaux, a procéder à la réparation ou au changement de sou compteur d'eau en cas de panne. Il invite donc le Conseil Municipal à délibérer sur cette question.

LE CONSEIL MUNICIPAL , ouï l'exposé de Mr. le Maire,

VU le Texte proposé par la Direction Départementale de l'Agriculture,
VU sa délibération N°6260 du 25.06.1976, visée par Mr. le Préfet des Vosges le 30.06.1976,
APRES en avoir délibéré,

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Retour page précédente RAPPELLE que le branchement particulier, à partir de la bouche à clé situé sur la canalisation publique, est propriété de l'Abonné. Il en est de même du compteur d'eau.

DIT qu'en tant que propriétaire, l'Abonné doit assurer l'entretien et le renouvellement de son branchement et du compteur en tant que de besoin. Cela signifie en particulier, que l'abonné doit procéder aux travaux d'entretien, le réparation ou de renouvellement lorsqu'une anomalie a été détectée par le Service des Eaux de la Ville. Dans ce cas (fuite sur le branchement, compteur d'eau fonctionnant mal ) la Commune notifie par écrit à l'Abonné la nécessité de procéder au travail qui lui est précisé. Si cette notification n'est pas suivie d'effet dans les 15 jours qui suivent,la Commune réserve le droit de faire faire la réparation par le prestataire de service. Ce dernier est alors rémunéré par la Commune, qui, elle-même, se fait rembourser par l'Abonné, par l'intermédiaire du Percepteur. En cas d'anomalie constatée par le Service des Eaux de la Ville, 1'Abonné a le droit de demander la vérification de l'exactitude des indications de son compteur. Le contrôle est alors effectué par le prestataire de service désigné par la Commune, en présence de l'Abonné si celui-ci le demande. Si les indications du compteur sont reconnues exactes à 5% près, les frais de vérification sont à la charge de la Commune. Dans le cas contraire, les frais de vérification sont facturés à l'Abonné par le prestataire de service.

PRECISE par ailleurs, qu'en cas de fuite grave sur le branchement de l'Abonné, une coupure peut être décidée sans préavis, par le Service des Eaux Communal. Au cas où cette coupure d'eau priverait un autre abonné branché sur la même bouche à clé, la Commune se réserve le droit de faire faire la réparation par le prestataire da service. Celui-ci est alors rémunéré par la Commune, qui, elle-même se fait rembourser par l'Abonné par l'intermédiaire du Percepteur.

IMPUTE les dépenses qui pourraient résulter de l'application de la présente délibération, à l'Article 634 du Budget du Service des Eaux, et les recettes à l'Article 76 du même Budget.

Renseignements pratiques :

Pour tout nouveau branchement s'adresser à la mairie ou à la mairie-annexe, où il vous sera remis un imprimé nécesaire, et donné tous conseils utiles.

En cas de fuite s'adresser

à la mairie 29 67 43 60
A la mairie-annexe 29 67 43 34
Chez M. Vincent Robert 29 67 42 72
Chez M. Michel Adam 29 67 44 01
Chez Mme Schers Liliane 29 67 41 43

Retour page précédente CONVENTION POUR L'ENTRETIEN DU RESEAU D'EAU COMMUNAL (9 février 1979):

Le Conseil Municipal,

Considérant la nécessité d'avoir recours à une entreprise afin d'assurer l'entretien et l'assistance technique au réseau d'eau communal,
Décide de passer une convention avec l'entreprise BONINI S.A. de VINCEY représentée par Monsieur BONINI Gilbert, son P.D.G.

Séance du conseil du 29 Février 1984

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LA GESTION DU SERVICE DES EAUX OU LES RAISONS DE LA HAUSSE DU PRIX DE L'EAU

Lors de sa séance du 29 Février 1984, le Conseil Municipal a pris une importante décision concernant la gestion du Service des Eaux. En effet, après avoir étudié très longuement le dossier fort bien préparé par la Commission des Finances, il a décidé d'augmenter de 50 % le prix du mètre cube d'eau, le faisant ainsi passer de 2 Frs à 3 Frs hors taxes.

Pourquoi une augmentation aussi importante ? Vos Conseillers municipaux s'en expliquent.

LE SERVICE DES EAUX EST DOTE D’UN BUDGET AUTONOME.

I1 faut en effet savoir que le budget du Service des Eaux est totalement indépendant du budget de la Commune. Le Service des Eaux doit donc s'équilibrer de lui-même, et le versement d'une subvention d'équilibre du budget de la Commune au Service des Eaux ne doit se faire que très exceptionnellement.

LES RESSOURCES du Service des Eaux ne sont constituées que du produit de la vente de l'eau et de celui des emprunts contractés lors des gros travaux d'investissement.

LE PRIX DE VENTE DE L’EAU doit être calculé de telle manière que l'équilibre du service soit assuré. Il est indispensable en effet de préserver le capital que représente un réseau du distribution d'eau. Il doit être tenu compte pour le calcul du prix de l'eau, non seulement des dépenses d'exploitation du service, mais également des dépenses engagées pour financer les travaux d'entretien et le renouvellement des installations. Or lorsque le service est exploité en régie, ce qui est le cas pour PORTIEUX, les Municipalités hésitent souvent à relever les tarifs. Pourtant une telle opération est souvent rentable, car quelques frais d'entretien effectués régulièrement, et au bon moment, évitent parfois une grosse réparation beaucoup plus coûteuse.

LES TRAVAUX D1INVESTISSEMENT ont été ces dernières années très importantes. Nous en rappelons ci-après la liste.

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- 1978 - Renforcement du réseau du Centre -
Construction d'un nouveau réservoir 432.617, 95 Francs

- 1979 - Renforcement du réseau du Centre -
Pose de nouvelles canalisations dans les rues E. Huraux - C. Jacquiert -
M. Coindreau et Route de Charmes 453.088, 00 Francs

- 1980 - Extension du réseau - Route de Charmes 6 .276, 60 Francs

- Extension du réseau - Lotis. du Mont 17.449 , 7 2 Francs

- Réfection complète de l'installation électrique de la Station de Pompage de la Verrerie __ 33.846, 18 Francs

- 1981 - Extension du réseau - Cités 18 - 19 & 20 à la Verrerie . 7.400, 00 Francs

QUALITE DE L'EAU A LA VERRERIE DE PORTIEUX (5/8/1986)

Depuis plus d'un an la qualité de l'eau de La Verrerie de PORTIEUX est devenue intolérable. Considérant que la situation doit évoluer rapidement et compte-tenu des essais qui ont été réalisés sur la station élévatoire des Arts de PORTIEUX qui ont révélé une eau quantivement suffisante, de qualité chimiquement acceptable et de qualité bactériologique à traiter.

Le Conseil Municipal, à l'unanimité décide l'achat des installations et des terrains attenants appartenant à la société des Arts de PORTIEUX, la désinfection du château d'eau de La Verrerie de PORTIEUX et le branchement provisoire de cette nouvelle ressource en eau sur le réseau de La Verrerie avec une installation de chloration.

ALIMENTATION EN EAU POTABLE DU C.A.T. DE BELVAL (1/3/1991)

Vu le devis établi par l'entreprise BONINI de VINCEY,

Le Conseil Municipal décide la réalisation des travaux d'alimentation en eau potable du C.A.T. de BELVAL.

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Notre service des eaux
Les origines de notre eau potable

Les origines de notre eau

LES ORIGINES DE NOTRE EAU POTABLE

Pour PORTIEUX Centre : Couleur bleue

L'eau provient de captages de sources en forêt communale de DAMAS AUX BOIS, point n° 1, situés à un kilomètre environ au Nord de la Verrerie de PORTIEUX. Une conduite amène cette eau gravitairement sur six kilomètres environ à destination du château d'eau situé au sommet de la rue Eugène Huraux (point n° 2).

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Cet ouvrage d'une centaine de mètres cubes est trop limité pour satisfaire les besoins de la population. De ce fait, un pompage a été rendu nécessaire, de ce château d'eau à destination d'un château d'eau plus important (350 mètres cubes) au «Bois du Quartier», point n° 3, en bordure de la route de CHATEL SUR MOSELLE. Cette réserve permet d'alimenter sans aucun problème l'ensemble des habitants. Cette eau est ensuite renvoyée au château d'eau situé au sommet de la rue Eugène Huraux, point n° 2, pour être enfin libre de couler sur nos éviers et, également, alimenter le C.A.T. de BELVAL depuis quelques années.

Un petit détail toutefois, il arrive que lorsque le château d'eau de la Rue Eugène Huraux n'est pas tout à fait plein, certains abonnés du sommet de cette rue ont des difficultés d'approvisionnement. Notre eau potable ne traverse pas le pont, et c'est la commune de VINCEY qui alimente les quelques habitations situées de l'autre côté de la Moselle.

Pour la Verrerie de PORTIEUX : couleur verte

Les ressources en eau potable proviennent de la station de pompage installée dans l'ancienne station élévatoire de la cristallerie de PORTIEUX, point A. Elle est refoulée dans le château d'eau qui se trouve à proximité de la côte de la ferme, point B, en forêt communale de MORIVILLE et de là, distribuée aux habitants de la Verrerie de PORTIEUX et aux chalets sis sur le territoire de DAMAS AUX BOIS.

Le risque de manque d'eau paraît inexistant en ce qui concerne la Verrerie de PORTIEUX qui bénéficie d'une nappe stable, même en période de sécheresse. En ce qui concerne PORTIEUX Centre, un manque d'eau pourrait être constaté dans des conditions de sécheresse importante. Ce risque est annulé par la possibilité de combler ce manque par la conduite de la Verrerie qui peut être connectée à celle du centre. Pour les deux sections, des chloromètres ont été installés pour assurer une bonne qualité bactériologique de l'eau distribuée. C'est pour cette raison que, comme pratiquement partout, une légère saveur de chlore est perceptible par certaines personnes.

LA QUALITÉ DE L'EAU

Les résultats d'analyses effectuées chaque trimestre par la Direction Départementale de l'Action Sanitaire et Sociale, laissent apparaître généralement une bonne qualité bactériologique de notre eau.

«CONCLUSION : EAU CONFORME AUX NORMES BACTÉRIOLOGIQUES DE POTABILITÉ À LA DATE DE L'ANALYSE (6 novembre 1996). LES PARAMÈTRES ANALYSÉS SONT CONFORMES AUX NORMES CHIMIQUES DE POTABILITÉ.

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LA DISTRIBUTION

Pour PORTIEUX CENTRE, y compris le C.A.T de BELVAL, on estime à 850 habitants le nombre de personnes bénéficiant de ce service pour 260 branchements dont 2 non domestiques (exploitations agricoles). Pour LA VERRERIE DE PORTIEUX, 650 habitants utilisent les ressources en eau de la commune pour 300 branchements dont 1 non domestique (usine de la Verrerie). Le déséquilibre du nombre de branchements par rapport au nombre d'habitants, entre les deux sections, provient du nombre important de pensionnaires au Couvent de la Providence de PORTIEUX Centre et du Foyer de Vie du C.A.T de BELVAL.

LES CATÉGORIES D'ABONNÉS

- Abonnés EAU-ASSAINISSEMENT-POLLUTION (la quasi-totalité)
- Abonnés EAU-POLLUTION (Couvent de la Providence, possédant son propre réseau d'assainissement)
- Abonnés ASSAINISSEMENT POLLUTION (eau prélevée d'un puits personnel)
- Abonnés EAU sans F.N.A.E. (Fonds National d'Adduction d'Eau) uniquement pour les exploitations agricoles.

TARIFICATION 1995

Prix du mètre 3 4.00 (Seule ressource communale)
Taxe antipollution 2.25 (Taxe Agence de Bassin)
Assainissement 0.90 (District Moyenne Moselle)
F.N.A.E. 0.125 (Direction agriculture)
TVA. 5.50% 5.50%

TARIFICATION 1996

Prix du mètre 3 4.30 (Seule ressource communale)
Taxe antipollution 2.90 (Taxe Agence de Bassin)
Assainissement 0.95 (District Moyenne Moselle)
F.N.A.E. 0.114 (Direction agriculture)
TVA. 5.50% 5.50%

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LES COMPTEURS

Le compteur appartient au propriétaire de l'immeuble qui en a la charge et doit procéder obligatoirement à son remplacement en cas d'anomalie. Lors du relevé annuel (décembre-janvier) l'accès de ce compteur doit être facilité au préposé. Des forfaits dissuasifs pourraient être envisagés si le compteur ne pouvait être relevé dans de bonnes conditions. II n'y a pas d'abonnement ni de droit de branchement sur la facturation communale.

LES CONSOMMATIONS 1994

37 424.50 m3 PORTIEUX CENTRE
27 022.00 m3 VERRERIE

LES CONSOMMATIONS 1995

39 925.00 m3 PORTIEUX CENTRE
26 322.00 m3 VERRERIE

FACTURATION

La facturation du service des eaux de la commune de PORTIEUX est semestrielle pour en faciliter le règlement par les particuliers.

1° : Acompte du 1er semestre recouvré en novembre - décembre de chaque année. II s'agit d'une estimation représentant la moitié de la consommation totale de l'année précédente. 2° : Solde de l'année recouvré en mai - juin de l'année suivante en fonction du relevé des compteurs effectué en décembre - janvier, (Consommation réelle de l'année moins l'acompte du premier semestre).

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LES TRAVAUX DU SERVICE DES EAUX 1995

INVESTISSEMENT : Rénovation du réseau d'eau à la Verrerie 478 494,99 frs

FONCTIONNEMENT

Travaux divers - Analyses - Remboursement d'emprunts... pour les deux sections.

PRÉVISION 1996

INVESTISSEMENT Rénovation du réseau d'eau au Centre 590 000.00 frs

FONCTIONNEMENT

Idem 1995 environ 250 000.00 frs

Compte 1999 et budget 2000 avril 2000

Service des eaux : dépenses de fonctionnement 362.796F ; recettes de fonctionnement 540.332 F ; excédent de fonctionnement reporté 463.729 F ; excédent de fonctionnement 174.743 F ; dépenses d'investissement 140.981 F ; recettes d'investissement 65.248F ; excédent reporté 101.875F ; excédent global de clôture 664.616F.

Conseil novembre 2002

L'eau et la forêt sont deux sujets souvent évoqués. Et pour cause, car le prix de l'eau consommée sera fixé à 0,78 € HT le mètre cube, à compter du 1er janvier 2003. L'eau toujours, mais en questions diverses. Jean-Paul Bazin a confirmé la réalisation prochaine des travaux de captage de la source et de la réfection du gué du "Rochon". Enfin, l'eau ne coule plus à la fontaine de la rue Coindreau : sa remise en état est retardée pour un problème technique. Décidément, la tempête de décembre 1999 fait encore parler d'elle. Le nettoyage se poursuit et pour ce faire, une aide sera sollicitée auprès du Conseil général pour un montant de 3 928,40 €.
 
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