11 novembre 2008 Portieux-centre
A Portieux-centre, cette cérémonie – commémoration se devait d'être forte. Elle le fut par le nombre de participants, qui étaient venus presque deux fois plus nombreux que les autres années à se recueillir.
D'abord face et de chaque côté du monuments aux morts de Portieux-centre, puis, après les différents protocoles organisés de main de maître par Gilbert NICOLAY ( les dépôts de gerbes, puis les remises de décorations méritées par M. Georges Dupréà à M. André Debruyne et à Mme Maillard une des portes-drapeaux du jour), presque toutes les personnes présentes, dans un désordre bon enfant, se sont rendues au cimetière qui se trouve à la sortie du village, sur la droite de la petite route qui rejoint Châtel-sur-Moselle, à environ 250 / 300 mètres du lieu où les gerbes ont été déposées.
Là, cette partie de la population qui ne veut pas que le souvenir des horreurs de la guerre disparaissent des mémoires, fait corps autour du carré militaire et des officiels, maire de Portieux en tête.
Après la levé des couleurs, M. le maire Philippe AUSSEDAT fera, sous les regards attentifs et les ouïes grandes ouvertes des enfants des écoles munis chacun d'un drapeau tricolore confectionnés par leurs soins, le seul discours dans cette partie du cimetière. Puis, les enfants, disposés chacun face à la croix blanche de la tombe d'un soldat, ont énumérés, tour à tour de leurs petites voix fluettes, les noms gravés pour l'éternité, sinon dans les mémoires du moins sur la croix, de ceux qui sont tombés pour la France lors de cette maudite guerre. En réponse, le maire lançait après chaque nom dévoilé, un tonitruant « Mort pour la France ! »
Pour accompagner tout ce monde dans son recueillement, une partie de la Lyre Fidèle, fidèle à elle-même, a joué avec brio les différents accords de circonstance.
La partie cimetière "enterrée", tous ont été invités à se rendre à la salle polyvalente pour partager, ensemble, le "vin d'honneur", en d'autres circonstances on parlerait plutôt de "pot de l'amitié". Les deux définitions pourraient se fondre dans le même moule afin de n'en faire plus qu'une, ce qui représenterait une sorte d'hommage et qui contribuerait au rapprochement des civilisations et des peuples "redevenus" pacifiques. C'est dons dans cette salle polyvalente à la chaleur agréable, par rapport à l'extérieur plutôt frisquet, mais non pluvieux comme on pouvait s'y attendre, vu que des trombes d'eau tombaient dans l'heure qui a précédé la cérémonie, que les élèves présents, se sont vu remettre une bande dessinée racontant les horreurs de cette guerre de 14 / 18. D'autres médailles méritées ont changé de propriétaire, elles sont venues garnir le revers des vestons des nouveaux récipiendaires.
C'est fini. De l'avis de tous, une plus forte présence de la population à cette commémoration a été remarquée, ainsi qu'une forte représentation des élèves des écoles de Portieux-centre. Au vu de toute cette jeunesse, le souvenir n'est pas prêt de s'effacer des mémoires.
Anciens combattants vivants ou décédés, vous pouvez être fiers de vous, vous avez réussis à mobiliser la jeunesse portessienne, laquelle, dans le futur, n'en doutons pas, mettra un point d'honneur à perpétrer votre souvenir ; le souvenir de ce que vous avez enduré et dont la flamme ne doit jamais s'éteindre, afin que les sacrifices de vos vies ne soient pas vains.
Vidéo complète
Une photo panoramique des enfants faisant face aux tombes des soldats décédés pour la France
Gérard TRIBOULOT
48 photographies © de Gérard TRIBOULOT mardi 11 novembre 2008
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|